Pourquoi faire appel à un drone certifié DGAC pour vos prises de vue ?
Vous avez un projet qui nécessite des prises de vue aériennes : un bien immobilier à vendre, un chantier à documenter, un événement à filmer, une infrastructure à inspecter. Et vous commencez à chercher un prestataire. Rapidement, vous trouvez des offres très variables — certaines très bon marché, d’autres plus élevées — sans toujours comprendre ce qui justifie la différence.
La réponse tient souvent en trois lettres : DGAC.
Dans cet article, je vous explique ce que signifie être télépilote certifié DGAC, pourquoi c’est une exigence légale pour toute utilisation professionnelle d’un drone en France, et pourquoi faire l’impasse sur cette certification peut vous exposer — vous et votre prestataire — à de sérieux problèmes.
La DGAC, c’est quoi ?
La Direction Générale de l’Aviation Civile est l’autorité administrative française qui réglemente tout ce qui vole dans l’espace aérien français : avions, hélicoptères, planeurs, et depuis 2021, les drones professionnels.
Depuis le 31 décembre 2020, la réglementation européenne sur les drones est entrée en vigueur en France. Elle a profondément restructuré le cadre légal et créé plusieurs niveaux de certification obligatoires selon l’usage et le type d’appareil.
En clair : utiliser un drone à des fins professionnelles ou commerciales sans les certifications requises est illégal en France, quel que soit le poids de l’appareil.
Les certifications obligatoires pour voler légalement
La Catégorie Ouverte (Open)
Elle s’adresse aux opérations à bas risque, principalement pour le loisir et les professionnels réalisant des missions simples.
Principe : Pas d’autorisation préalable de la DGAC pour voler.
- Conditions clés :
Vol à vue uniquement (VLOS — Visual Line of Sight).
Hauteur maximale de 120 mètres.
Masse maximale du drone : 25 kg.
Pas d’emport de marchandises dangereuses ni d’élagage/largage.
- Sous-catégories :
A1 : Survol de personnes isolées possible (mais pas de rassemblements). Drones légers (< 900 g ou marquage C0/C1).
A2 : Vol à proximité des personnes (distance de sécurité de 30 m minimum, réduisible à 5 m en mode basse vitesse). Marquage C2 requis.
A3 : Vol loin des personnes (à plus de 150 m des zones résidentielles, commerciales ou industrielles). Drones plus lourds ou marquage C3/C4.
La Catégorie Spécifique : Les Scénarios Standard (STS)
Lorsque l’opération dépasse le cadre de la catégorie Ouverte (vol hors vue, survol de zone peuplée avec un drone plus lourd), elle bascule en catégorie Spécifique. Pour simplifier les démarches des exploitants, l’EASA a mis en place les scénarios standard déclaratifs.
- Le scénario STS-01 : Vol en vue en zone peuplée
Définition : Opérations à vue (VLOS) au-dessus d’une zone contrôlée au sol, en environnement urbain ou peuplé.
Profil d’opération : Idéal pour l’inspection de bâtiments, la thermographie urbaine ou la prise de vue vidéo en ville.
Exigences matérielles et humaines :
Drone certifié avec marquage de classe C5.
Le télépilote doit conserver le drone en visuel direct à tout moment.
Périmètre de sécurité obligatoire au sol pour protéger les tiers non impliqués.
- Le scénario STS-02 : Vol hors vue à distance
Définition : Opérations hors vue (BVLOS — Beyond Visual Line of Sight) à une distance maximale de 1 à 2 km du télépilote, uniquement en zone non peuplée.
Profil d’opération : Conçu pour la cartographie de grands espaces, la surveillance de réseaux (lignes électriques, voies ferrées) ou l’agriculture de précision.
Exigences matérielles et humaines :
Drone certifié avec marquage de classe C6.
Vol à une hauteur maximale de 120 m (ou 15 m au-dessus d’un obstacle fixe si inspection spécifique).
Présence possible d’observateurs visuels (Visual Observers) pour balayer l’espace aérien si le télépilote n’a pas une vue directe.
Quels risques si votre prestataire n’est pas certifié ?
C’est la question que peu de clients pensent à poser — et pourtant, les conséquences peuvent être sérieuses.
Pour le télépilote non certifié
Faire voler un drone à des fins professionnelles sans les certifications requises constitue une infraction pénale. Les sanctions prévues par le Code de l’aviation civile incluent des amendes pouvant aller jusqu’à 75 000 € et 1 an d’emprisonnement dans les cas les plus graves.
Pour vous, le donneur d’ordre
En faisant appel sciemment (ou par négligence) à un prestataire non conforme, vous pouvez être considéré comme coresponsable de l’infraction. En cas d’accident, d’incident ou de contrôle, votre responsabilité civile et pénale peut être engagée.
Pour vos assurances
Un drone professionnel doit être couvert par une assurance responsabilité civile spécifique pour les vols professionnels. Un télépilote non certifié n’a généralement pas cette assurance — ou sa police d’assurance ne couvre pas les vols illégaux. En cas d’accident (blessure d’une personne, dégât matériel), vous n’êtes pas protégé.
En pratique
Un drone peut peser entre 250 grammes et plusieurs kilos. Même un appareil léger, en cas de perte de contrôle, peut causer des blessures graves. Les incidents existent — ils sont rares, mais ils existent. Travailler avec un professionnel certifié, c’est s’assurer que chaque vol est préparé, autorisé et couvert.
Ce que la certification change concrètement dans votre mission
Au-delà de la légalité, la certification DGAC implique un niveau de professionnalisme qui se ressent dans le déroulement de chaque mission.
La préparation du vol
Avant chaque intervention, je consulte les espaces aériens concernés via les outils officiels (Géoportail de l’aviation civile, application Skipper). Certaines zones nécessitent des autorisations préalables : proximité d’un aéroport, d’une zone militaire, d’un site classé, d’une centrale nucléaire. Ces démarches prennent du temps — mais elles sont indispensables et font partie de ma prestation.
Dans le Gard et l’Hérault, plusieurs zones sont concernées : les abords de l’aéroport de Nîmes-Alès-Camargue-Cévennes, les zones militaires, les espaces naturels protégés. Connaître ces contraintes et savoir les gérer, c’est une compétence en soi.
La gestion de la sécurité sur site
Un télépilote certifié sait évaluer les risques avant et pendant le vol : conditions météorologiques, obstacles, présence de public, état de l’appareil. Il sait quand il faut reporter un vol, et quand les conditions sont réunies pour opérer en toute sécurité.
La qualité du matériel
Les certifications professionnelles impliquent l’utilisation d’appareils homologués et entretenus régulièrement. J’utilise des drones de la gamme DJI professionnelle, équipés de capteurs de haute qualité, de systèmes redondants, et mis à jour régulièrement.
Pour quels projets puis-je intervenir dans le Gard et l’Hérault ?
Grâce à mes certifications STS-01 et STS-02, j’interviens sur une grande variété de missions :
Immobilier — Photos et vidéos aériennes de maisons, villas, mas, domaines viticoles, programmes neufs. Le drone révèle ce qu’aucune photo au sol ne peut montrer : l’environnement, les vues, la surface du terrain.
BTP et chantier — Suivi de chantier aérien, états des lieux avant/après travaux, documentation des phases clés, timelapse avec passages drone réguliers.
Inspection et expertise — Toitures, façades, structures, pylônes, installations photovoltaïques. Le drone permet d’inspecter en toute sécurité des zones difficiles d’accès, sans échafaudage.
Événementiel — Festivals, compétitions sportives, inaugurations, mariages en extérieur. Je gère les autorisations spécifiques liées aux rassemblements de public.
Agriculture et viticulture — Surveillance de parcelles, détection de stress hydrique, cartographie de domaines. Le Languedoc-Roussillon offre de nombreuses opportunités dans ce secteur.
Communication et publicité — Plans aériens pour des clips d’entreprise, des documentaires, des contenus pour les réseaux sociaux. La vue du ciel apporte une dimension cinématographique immédiatement perceptible.
La différence que vous voyez à l’écran
Au-delà des aspects réglementaires, un télépilote expérimenté sait tirer le meilleur parti de ses appareils pour produire des images qui ont de l’impact.
Un drone, c’est d’abord une caméra dans le ciel. Ce qui fait la qualité d’une prise de vue aérienne, c’est la même chose qu’au sol : la lumière, le cadrage, le mouvement, le timing. Je filme en RAW et Log pour maximiser la latitude en post-traitement, j’utilise des filtres ND pour fluidifier les mouvements, et je maîtrise les courbes d’étalonnage pour un rendu cohérent avec le reste de vos visuels.
Une belle image aérienne ne s’improvise pas — elle se prépare, elle se compose, elle se travaille.
En résumé : ce que vous garantit un télépilote certifié DGAC
✔ Légalité totale — Vous êtes couvert en cas de contrôle, d’incident ou de litige
✔ Assurance professionnelle — Responsabilité civile spécifique aux vols professionnels
✔ Préparation sérieuse — Gestion des espaces aériens, autorisations, météo
✔ Matériel homologué — Drones entretenus et conformes à la réglementation européenne
✔ Qualité d’image — Maîtrise technique et artistique pour des résultats à la hauteur de vos attentes
Vous avez un projet de prise de vue par drone dans le Gard ou l’Hérault ?
Que ce soit pour de l’immobilier, un chantier, une inspection ou un événement, je serais ravi d’en discuter avec vous. Je vous conseille sur la faisabilité, je gère toutes les démarches administratives, et je vous livre des images professionnelles clés en main.
Devis gratuit, réponse sous 24h.
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MG Média — Mathieu Glacet, télépilote de drone certifié DGAC (STS-01 & STS-02), photographe et vidéaste professionnel basé à Saint-Drézéry. Interventions dans tout le Gard (30) et l’Hérault (34) : Nîmes, Montpellier, Alès, Béziers, Sète, Lunel, Uzès et alentours.